Plutôt que construire des Notre Dame des Landes, taxer le kérosène et subventionner le train

Par Emmanuel HOURDEQUIN, le 08 octobre 2016

Le kérosène n'est pas taxé, il pollue gratis et les dégâts de la pollution (chimique, sonore, réchauffement climatique, perte de biodiversité) ne sont pas intégrés dans le prix du billet d'avion. C'est injuste. Les clients des compagnies aériennes (de plus en plus privées et étrangères, à cause du dumping social et de la mondialisation) sont incités à polluer plus car ça ne leur coûte pas trop cher, mais en réalité c'est la collectivité dans son ensemble qui paye pour tous les désagréments que ce client génère (y-compris le chômage à la SNCF et à Air France). Il faut arrêter la fuite en avant et changer de paradigme en appliquant enfin le principe pollueur-payeur (et non pas l'actuel pollué-payeur ou pollueur-payé, ce qui revient à peu près au même). Avec l'argent récolté par l'état sur le kérosène, on pourrait subventionner les modes de transport les plus respectueux de l'environnement et de la santé publique (comme le train par exemple). Il y aurait moins de candidats pour prendre l'avion, moins de chômage à Alsthom, moins de pollution et il n'y aurait plus besoin de bétonner des zones naturelles que l'on est en devoir de transmettre à nos enfants car ils risquent d'en avoir énormément besoin pour se nourrir et survivre dans le monde difficile qu'on va leur laisser en héritage.
Emmanuel HOURDEQUIN

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