Petite étude sur le coût du transport pour aller au travail en véhicule individuel

Par Emmanuel HOURDEQUIN, le 09 octobre 2016

- 1 L de gazole pèse 850 g et fournit 0,85 x 42 = 35,7 MJ = 9,92 kWh (car 1 kWh = 3,6 MJ) ;
- 1 L d’essence pèse 750 g et fournit 0,75 x 43 = 32,25 MJ = 8,96 kWh

Si on payait l'énergie au kilowattheure (0,15€ TTC) cela reviendrait à 9,92x0,15 = 1,49 €/L pour le gazole et à 8,96 x 0,15 = 1,34 €/L pour l'essence.

Si on fait 20 km d’embouteillages en ville par jour pour aller et revenir de son travail, cela représente 20 x 5 x 4 x10 = 4000 km par an.

- Avec un diesel à 7,5 L / 100 km en ville, il faut 40 x 7,5 = 300 L/an de gazole soit 300 x 9,92 = 2976 kWh (on paierait 2976 x 0,15 = 446 € au prix de l’électricité et 300 x 1,3 = 390 € au prix du gazole subventionné par l’État).
- Avec une essence à 9 L / 100 km en ville, il faut 40 x 9 = 360 L / an d’essence soit 360 x 8,96 = 3225,6 kWh (on paierait 3225,6x0,15 = 484 € au prix de l’électricité et 360 x 1,5 = 540 € au prix de l’essence).
- Avec une GPL à 12 L/100 km en ville, il faut 40 x 12 = 480 L / an de GPL à 0,8 € / L soit 480 x 0,8 = 384 €.
- Avec une hybride-essence à 4 L / 100 km, il faut 40x4 = 160 L / an d’essence soit 160 x 1,5 = 240 €
- Avec une voiture électrique (type ZOE) ayant une batterie de 22 kWh et une autonomie de 100 km, il faudra 4000 / 100 = 40 recharges soit 40 x 22 = 880 kWh, ce qui revient à 880 x 0,15 = 132 €.
- Avec une voiture électrique légère (genre TWIZY) ayant une batterie de 6,1 kWh et une autonomie de 60 km, il faudra 4000 / 60 = 66,7 recharges soit 66,7 x 6,1 = 407 kWh, ce qui revient à 407 x 0,15 = 61€.
- Avec un scooter électrique ayant une batterie de 2kWh et une autonomie de 50 km, il faudra 4000 / 50 = 80 recharges soit 80 x 2 = 160 kWh, ce qui revient à 160 x 0,15 = 24 €.
- Avec un vélo à assistance électrique (VAE) ayant une batterie 36V, 9Ah soit 36 x 9 = 324 Wh = 0,324 kWh et une autonomie de 60 km, il faudra 4000 / 60 = 66,7 recharges soit 66,7 x 0,324 = 21,6 kWh, ce qui revient à 21,6 x 0,15 = 3,2 €.
- Avec un vélo, on a 0 € de carburant à payer.

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  • Yohann Gourmaud
    Le 11/10/2016 à 21:31

    L'analyse sur le coût du transport pour aller au travail est intéressante mais illisible car tout est en ligne. Il faudrait structurer le texte pour le rendre plus attrayant car en l'état ce n'est pas attractif !

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    • Alexis Thune
      Le 12/10/2016 à 17:14

      Je suis entièrement d'accord, il faudrait restructurer le texte et aussi épargner au lecteur les calculs, car le lecteur ne peux pas bien comprendre le contenu et but de l'article en étant bombardé d'informations.

      Sinon, l'article en lui-même est intéressant.

    • Emmanuel HOURDEQUIN
      Le 12/10/2016 à 21:33

      - 1 L de gazole pèse 850 g et fournit 0,85 x 42 = 35,7 MJ = 9,92 kWh (car 1 kWh = 3,6 MJ) ;

      - 1 L d’essence pèse 750 g et fournit 0,75 x 43 = 32,25 MJ = 8,96 kWh

      Si on payait l'énergie au kilowattheure (0,15€ TTC) cela reviendrait à 9,92x0,15 = 1,49 €/L pour le gazole et à 8,96 x 0,15 = 1,34 €/L pour l'essence.

      Si on fait 20 km d’embouteillages en ville par jour pour aller et revenir de son travail, cela représente 20 x 5 x 4 x10 = 4000 km par an.

      - Avec un diesel à 7,5 L / 100 km en ville, il faut 40 x 7,5 = 300 L/an de gazole soit 300 x 9,92 = 2976 kWh (on paierait 2976 x 0,15 = 446 € au prix de l’électricité et 300 x 1,3 = 390 € au prix du gazole subventionné par l’État).

      - Avec une essence à 9 L / 100 km en ville, il faut 40 x 9 = 360 L / an d’essence soit 360 x 8,96 = 3225,6 kWh (on paierait 3225,6x0,15 = 484 € au prix de l’électricité et 360 x 1,5 = 540 € au prix de l’essence).

      - Avec une GPL à 12 L/100 km en ville, il faut 40 x 12 = 480 L / an de GPL à 0,8 € / L soit 480 x 0,8 = 384 €.

      - Avec une hybride-essence à 4 L / 100 km, il faut 40x4 = 160 L / an d’essence soit 160 x 1,5 = 240 €

      - Avec une voiture électrique (type ZOE) ayant une batterie de 22 kWh et une autonomie de 100 km, il faudra 4000 / 100 = 40 recharges soit 40 x 22 = 880 kWh, ce qui revient à 880 x 0,15 = 132 €.

      - Avec une voiture électrique légère (genre TWIZY) ayant une batterie de 6,1 kWh et une autonomie de 60 km, il faudra 4000 / 60 = 66,7 recharges soit 66,7 x 6,1 = 407 kWh, ce qui revient à 407 x 0,15 = 61€.

      - Avec un scooter électrique ayant une batterie de 2kWh et une autonomie de 50 km, il faudra 4000 / 50 = 80 recharges soit 80 x 2 = 160 kWh, ce qui revient à 160 x 0,15 = 24 €.

      - Avec un vélo à assistance électrique (VAE) ayant une batterie 36V, 9Ah soit 36 x 9 = 324 Wh = 0,324 kWh et une autonomie de 60 km, il faudra 4000 / 60 = 66,7 recharges soit 66,7 x 0,324 = 21,6 kWh, ce qui revient à 21,6 x 0,15 = 3,2 €.

      - Avec un vélo, on a 0 € de carburant à payer.

    • Emmanuel HOURDEQUIN
      Le 13/10/2016 à 13:59

      Si on fait 20 km en ville par jour pour aller et revenir de son travail, cela représente 4000 km par an. Le prix à payer (par an) pour acheter l'énergie nécessaire à faire avancer le véhicule dépend du véhicule utilisé :

      - avec un diesel on paierait 446 € au prix du kilowattheure électrique et 390 € au prix du gazole (subventionné par l’État) ;

      - avec une essence on paierait 484 € au prix du kilowattheure électrique 540 € au prix de l’essence ;

      - avec une GPL à on paierait 384 € au prix du GPL ;

      - avec une hybride-essence on paierait 240 € au prix de l'essence ;

      - avec une voiture électrique (type ZOE), on paierait 132 € au prix du kilowattheure électrique ;

      - avec une voiture électrique légère (genre TWIZY) on paierait 61€ au prix du kilowattheure électrique ;

      - avec un scooter électrique on paierait 24 € au prix du kilowattheure électrique ;

      - avec un vélo à assistance électrique (VAE) on paierait 3,2 € au prix du kilowattheure électrique ;

      - avec un vélo, on paierait 0 € (on ne compte pas la nourriture, nécessaire à la vie, quel que soit le type de véhicule utilisé).

  • Emmanuel HOURDEQUIN
    Le 09/10/2016 à 18:54

    Conclusions :

    1. Les français préfèrent le gazole par rapport à l’essence car il est subventionné par l’État même s’il savent très bien que c’est une catastrophe pour l’environnement, rien qu’à l’odeur et à la couleur (particules, NOx dont N2O très très mauvais pour l’effet de serre, les poumons et la santé). Il est vendu au litre et pas au kilogramme. Il bénéficie d’une taxation allégée avec manque à gagner de 7 milliards d’euros par an dans les caisses de l’état, et il va falloir payer en plus une amende de l’Europe de cent millions d’euros la première année et 85 M€ (astreinte de 240 k€ par jour) les années suivantes, c’est la honte pour la France. Il génère un déséquilibre pour nos raffineries entre importation de gazole (que l’on achète au dessus du prix) et exportation d’essence (que l’on vend en dessous du prix) mauvais pour notre balance commerciale, d’autant que le diesel est plus cher à fabriquer car il nécessite plus d’énergie et produit plus de CO2 lors de sa fabrication. On vide nos caisses pour être malades et augmenter nos dépenses de santé, sans pouvoir les assumer. Tout cela est complètement absurde, injustifié et injustifiable (peur du lobby des transporteurs routiers qui pourrait paralyser la France ?).

    2. L’essence est largement défavorisée par rapport au gazole à la pompe car on paye 40% plus cher alors qu’on ne produit que 6% de CO2 en plus et moins de particules et d’oxydes d’azote (attention tout de même à l’injection directe car elle les augmente sensiblement).

    3. Le GPL et le gaz naturel sont aussi avantageux que le gazole à la pompe, polluent moins mais sont boudés par les français (et les constructeurs ?).

    4. L’hybride-essence est bien placée mais peu de français en ont et nos constructeurs n’en fabriquent pas (il faudrait qu’ils se lancent dans l’hybride électrique-biogaz ou l’hybride air-biogaz ou encore l’hybride air-électrique-biogaz) et qu’ils abandonnent immédiatement l’hybride-diesel pour les raisons sanitaires évoquées.

    5. La voiture électrique revient quatre fois moins cher à la pompe et ne fait aucun bruit et aucune pollution de l’air mais fonctionne principalement à l’électricité nucléaire.

    6. C’est d’autant moins mauvais, en ville, lorsque l’engin électrique est petit et léger et le VAE est champion (hybride électrique-muscle permettant de ne pas se refroidir et de ne pas transpirer dans les côtes et en arrivant au boulot, bon pour la santé, pouvant facilement être rechargé avec un petit panneau solaire). Au sujet des scooters et des cyclomoteurs, il faudrait interdire immédiatement la vente des moteurs 2 temps de cylindrée inférieure ou égale à 50 cm3 car ils sont insupportables en ville, beaucoup trop bruyants, polluants (huile mélangée à l’essence) et leurs gaz d’échappement sont trop nauséabonds et toxiques. Il y a aussi trop de motos extrêmement bruyantes en ville, y-compris et surtout la nuit lorsqu’elles foncent à toute allure dans des petites rues. D’ailleurs pratiquement aucun conducteur de véhicule thermique ne peut ni ne veut respecter les limitations à 30 km/h. Leur véhicule ayant une boite de vitesses mal étagée, est bien mis à mal, sur-consomme, sur-pollue et fait encore plus de bruit. Pourtant, ces faibles vitesses en ville, sont indispensables au respect des autres et de leur sécurité (riverains, piétons, cyclistes). De telles limitations, insurmontables pour les véhicules thermiques (qui ne ralentissent que sur des méchants ralentisseurs pour éviter la casse des suspensions et amortisseurs), ne pénalisent aucunement les véhicules électriques sans boîte de vitesse, disposant toujours du couple maximal (à cause de la caractéristique mécanique extrêmement avantageuse du moteur électrique) sans aucun bruit. Bien au contraire, elles les avantagent en augmentant leur autonomie. On peut supposer que, dans ces conditions, ces limitations salutaires seront mieux respectées.

    7. Le prix du kWh nucléaire à 0,15 € TTC pour le particulier est, comme le gazole, très largement subventionné. Il y a des coûts externes cachés du nucléaire que devront payer la collectivité à savoir le démantèlement des centrales, la gestion des déchets, la pollution et les cancers dus aux déchets radioactifs indestructibles, difficilement évaluables. Ils sont, pour donner un ordre de grandeur, au minimum 200 fois supérieurs, soit un coût global réel de 30 € / kWh minimum (mais personne ne sait vraiment et tout le monde s’en fiche complètement car ce seront principalement, espère-t’on, les générations futures qui mettront la main au portefeuille).

    8. Le prix des carburants fossiles (au même niveau que le kWh nucléaire, à savoir 0,15 € TTC) est aussi très très bas car il ne comprend pas non plus les coûts externes du réchauffement climatique et du soin des malades de la pollution de l’air : cancéreux, cardiaques, asthmatiques, victimes d’allergies, à la charge de la collectivité, au minimum 200 fois supérieurs soit un coût global réel de 30 € / kWh minimum (de la même manière, tout le monde s’en fiche et personne ne veut le savoir).

    9. Le coût des énergies renouvelables est un peu plus élevé que celui des énergies nucléaire et fossiles, autour de 0,5 € / kWh et elles produisent moins d’énergie, mais il n’y a pas de coûts externes sinon très très inférieurs à ceux des énergies fossiles et nucléaire (environ 0,5€ / kWh en fonction des filières soit 1€ / kWh en coût global au maximum). Il faut donc les privilégier coûte que coûte (l’énergie renouvelable est paradoxalement 3 fois plus chère au maximum et 30 fois moins chère au minimum selon que l’on considère son faux prix - prix du marché – ou son vrai prix – coûts externes internalisés -) tout en économisant l’énergie grâce à l’utilisation de convertisseurs réversibles à fort rendement comme les moteurs électriques sur des véhicules de transports collectifs (+ pile à combustible ?) ou individuels, les plus légers possible, en ville.

    10. Il ne faut surtout pas oublier le vélo en ville qui utilise depuis longtemps et encore pour longtemps une énergie renouvelable gratuite, immédiatement utilisable avec, à la clé, une diminution des dépenses de santé, à condition de respirer un air sain, pas pourri par le diesel.

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