Le pot d'échappement est par essence (et diesel) une arme de crime d'empoisonnement contre l'humanité

Par Emmanuel HOURDEQUIN, le 09 octobre 2016

Dans les moteurs à explosion, on brûle un carburant avec un comburant (le dioxygène de l'air). La chaleur produite dilate les gaz qui poussent le piston qui fait tourner le vilebrequin et l'arbre moteur. On produit de l'eau, du dioxyde de carbone (lorsque la combustion est complète) et des oxydes de soufre, d'azote à cause des impuretés dans les carburants ainsi que des particules fines d'hydrocarbures imbrûlés car la combustion n'est jamais complète, surtout lorsque les molécules que l'on brûle sont longues. Ce cocktail délétère est ensuite envoyé dans la rue par le pot d'échappement dans le nez des bébés en poussette, des passants, des cyclistes, sans oublier les habitacles des voitures et les logements à côté.

Pouvoirs calorifiques inférieurs et réactions de combustion complète :
- dihydrogène : H2 + ½ O2 → H2O (PCI = 120 MJ/kg) ;
- méthane (biogaz) : CH4 + 2 O2 → CO2+2H2O (PCI = 50 MJ/kg) ;
- essence : C8H18 + (25/2) O2 → 8 CO2 + 9 H2O (PCI = 43 MJ/kg) ;
- gazole : C21H44 + 32 O2 → 21 CO2 + 22 H2O (PCI = 42 MJ/kg).

Il est préférable de générer le moins de saletés possible que d’essayer de les éliminer après leur production (le meilleur filtre n’y parviendrait pas et quand bien même, que fait-on de ces saletés lorsqu’il est plein ?). On a donc intérêt à privilégier un carburant à petites molécules, sans additif, ni impureté afin d’obtenir moins de sous-produits toxiques (biogaz ou dihydrogène) ou mieux, à NE PAS FAIRE DE COMBUSTION car cette dernière dégrade à 100% l’énergie chimique noble (ordonnée) en chaleur non noble (désordonnée), fait du bruit, gaspille l'énergie (convertisseur non réversible = rendement faible : 30% max), pompe l’air, réchauffe le climat et nous rend malades (envoyer ses immondices par son pot d'échappement est pire que de faire caca dans la rue). Il faut privilégier des véhicules légers électriques (batterie ou pile à combustible), les 2 roues électriques (convertisseur réversible à haut rendement) et bannir les 4x4 diesel.

Arton91
Partager sur les réseaux
  • Emmanuel HOURDEQUIN
    Le 09/10/2016 à 15:27

    Non ! La pollution de l'air n'est pas une fatalité

    De nombreuses études dans le monde ont quantifié les bénéfices sanitaires de diverses politiques d'interventions. Les idées ne manquent pas pour diminuer significativement la pollution de l'air, mais tardent toujours à se réaliser :

    - modification de la composition des carburants ;
    - développement de carburants alternatifs (GPL, hydrogène…) ;
    - mise en place de péage urbain dans les centres-villes ;
    - diminution de la puissance et du poids des voitures ;
    - pratique et encouragement du vélo ;
    - aménagement de voies de circulation douce ;
    - développement des véhicules électriques et hybrides et de bornes de recharge ;
    - réduction des émissions industrielles…

    Et, sans surprise, la plupart de ces travaux concluent à des améliorations de l'état de santé en termes de mortalité, d'espérance de vie, d'hospitalisations pour asthme, de prévalence des maladies respiratoires et cardiovasculaires, de naissances prématurées…

    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4494-morts-pollution-air-France

    Lire tout le message
    • Florent CLOTEAU
      Le 27/10/2016 à 10:39

      Bonjour,

      Nous sommes plusieurs à faire des propositions similaires ( réduire l'emprise des véhicules individuels sur la ville) :
      - "TRANSPORT EN COMMUN",
      -"TRANSPORTS EN COMMUN, PROPOSER UNE VRAIE ALTERNATIVE A LA VOITURE INDIVIDUELLE ",
      -"TRANSPORTER COLLECTIVEMENT NOS ENFANTS EN VELO",
      - " INTRA-PERIPHERIQUE à 30 km/h"
      ...
      n'y a t il pas une réelle et forte demande d'amélioration des transports en commun aujourd'hui à Nantes ?

    • Emmanuel HOURDEQUIN
      Le 27/10/2016 à 15:09

      Bonjour,
      Oui, tout à fait d'accord !
      Merci et bravo pour l'idée de transporter collectivement nos enfants à l'école en vélo.
      Actuellement, les rues, surtout près des écoles, sont encombrées de véhicules thermiques qui se garent n'importe où et de camions de livraison qui bouchent les rues et il faut être bien courageux (voire téméraire) pour se frayer un passage en vélo (surtout que Nantes Métropole ne fournit pas les masques à gaz...).
      Il faudrait que Nantes Métropole ne laisse pas la SEMITAN polluer avec des bus diesel (ou hybride diesel) et des vieux fourgons diesel qui puent mais qu'elle exige des véhicules électriques (chronobus, busway) ou hybrides électriques-biogaz (à la rigueur) - en commençant, bien sûr, par elle-même s'équiper en véhicules tout électrique.
      De la même façon toutes les camionnettes et fourgons de livraison pour Nantes intra-muros devraient être obligatoirement électriques pour mettre fin aux nuisances chimiques et sonores que l'on subit surtout si on vit dans une rue passagère (c'est une forme de discrimination puisque l'on paye exactement les mêmes impôts que les autres pour être à peu près sûr d'attraper le cancer alors que ceux à 500 m derrière la rue seront épargnés).
      Même chose pour les taxis. Ils devraient être obligatoirement électriques pour ne pas gêner les riverains (il n'y a pas de raison que certains gagnent leur vie en empoisonnant les autres).
      Pour alimenter tous ces véhicules électriques (Nantes Métropole, SEMITAN, Taxis, transports de marchandises intra-muros) il faut développer à fond le photovoltaïque (sur les hangars de la SEMITAN, les bâtiments de Nantes Métropole, les grandes surfaces commerciales, les lycées, les collèges, les mairies et permettre à des collectifs citoyens de développer leurs centrales solaires et de s'y approvisionner gratuitement).
      Les grandes surfaces commerciales en périphérie doivent absolument contribuer à la fabrication d'électricité solaire car elles sont responsables d'un flux massif de voitures thermiques polluantes, très souvent diesel, dans les quartiers d'habitation (ceux qui sont sur les axes principaux de circulation). Les gens pourraient ainsi passer au véhicule électrique, les recharger gratuitement pendant qu'ils font leurs courses et épargner des vies.
      L'intra-périphérique à 30 km/h est une excellente idée mais la limitation de vitesse est très rarement respectée, surtout pour les véhicules thermiques dont la boite de vitesse et le mode de conduite sont beaucoup moins bien adaptés que les véhicules électriques. De plus les contrôles de vitesse et les verbalisations pour excès de vitesse sont pratiquement inexistants ce qui favorise les incivilités.

Merci de votre participation

Du 13 septembre 2016 au 31 mars 2017, vous étiez nombreux à partager vos idées et découvertes sur la transition énergétique. Pendant les 200 jours du débat, plus de 760 contributions individuelles et enrichissements ont été rédigés par les citoyens.

Retrouvez ici l'intégralité des contributions citoyennes du Grand débat sur la Transition Energétique.