La crise économique n'est pas économique mais énergétique (et aussi écologique et morale)

Par Emmanuel HOURDEQUIN, le 08 octobre 2016

Depuis 1974 (première crise pétrolière) tout va mal (chômage, impuissance de tous les gouvernements à résoudre le problème, diminution des dépenses publiques jusqu'à la saignée à blanc, ce qui ne résout rien mais amplifie la crise). On nous a toujours dit que c'était une crise économique mais c'est faux. Le problème vient de l'énergie car on cherche la croissance pour créer l'emploi (et rembourser les intérêts de nos emprunts aux banques privées) or il n'y a pas de croissance sans énergie (nécessaire à faire tourner les usines). Or les énergies que l'on utilise sont exclusivement sales (énergies fossiles et fissiles de stock : charbon, pétrole, gaz, uranium). Par exemple, si on veut faire 1,5% de croissance économique, il faudra consommer 1,5% d'énergie sale en plus (ce qui représente des milliards de tonnes de pétrole, charbon, gaz et uranium à retirer du sous-sol en plus des centaines de milliards de tonnes qu'on enlève déjà tous les ans). Pour les économistes, cela n'a aucune importance car il n'y a qu'à se baisser pour ramasser puisque comme c'est à tout le monde, donc à personne donc ça ne vaut rien (un litre de pétrole ne coûte pas plus cher qu'un litre d'eau). Les économistes (donc les politiques) n'intègrent pas les externalités négatives des énergies sales dans leur prix de vente. Or ces externalités négatives (guerres, terrorisme, pollution, réchauffement climatiques, déchets nucléaires, accidents nucléaires, cancers, inondations, ouragans, cyclones, disparition de la biodiversité, chômage, épuisement des stocks qui n'appartiennent pas plus aux générations passées et présentes qu'aux générations futures) sont colossales, croissantes et supportées exclusivement par la collectivité (la collectivité paye 1000 milliards par an pour tenter de réparer les dégâts pendant que des multinationales en empochent 100 pour lui fourguer sa came comme à un drogué). Il faut changer de paradigme : énergies de flux, punir et taxer la pollution, sinon, fin de l'humanité.

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