Inciter les gens à aller au travail en vélo

Par Emmanuel HOURDEQUIN, le 07 octobre 2016

Si les gens allaient en travail à vélo, il y aurait beaucoup moins de pollution de l'air et d'embouteillages. Il faut les récompenser par une indemnité kilométrique vélo. Il faudrait que cette IKV s'applique à tout le monde, y-compris les fonctionnaires.
Emmanuel HOURDEQUIN

Partager sur les réseaux
  • Florent CLOTEAU
    Le 31/10/2016 à 12:20

    Si le but est d'avoir "beaucoup moins de pollution de l'air et d'embouteillages", augmenter la part du vélo (et la politique de Nantes métropole va en effet dans ce sens) n'est pas le seul levier.

    Permettre à chaque nantais d'utiliser les transports en commun, quel que soit le jour ou l'horaire, qu'il habite dans le centre ou en périphérie, est à mon avis la première chose à faire. Aujourd'hui quelqu'un qui travaille de nuit, qui travaille le dimanche, qui a deux changements à faire ou qui doit traverser Nantes prend la voiture parce que le réseau est insuffisant. Les automobilistes à Nantes ne le sont pas toujours par choix mais le plus souvent par contrainte!

    Lire tout le message
    Aucune réponse
  • Valérie MOUTON-LAURENT
    Le 14/10/2016 à 11:15

    La politique de Nantes Métropole œuvre déjà dans ce sens avec les aménagements pour cyclistes qui fleurissent partout dans la métropole. Il y a aussi la prime au VAE qui permet aux salariés qui travaillent dans une entreprise dotée d'un plan déplacement de pouvoir bénéficier d'une prime de 300 €.
    La part modale des cyclistes augmente doucement mais sûrement.
    Sur ce point je pense que l'éducation des usagers concernant le partage des voies de circulation est un point crucial peu développé : sécurité, équipements, comportements, il faut que NM communique sur ces points pour améliorer l'usage et le partage de la ville pour tous et surtout les plus fragiles (piétons, cyclistes)

    Lire tout le message
    • Emmanuel HOURDEQUIN
      Le 21/10/2016 à 15:41

      J’ai décidé de me rendre à mon travail en vélo électrique pour ne pas polluer l’air avec une voiture diesel et moins transpirer qu’à vélo.

      Je l'ai acheté en octobre 2012 pour un prix de 2400 euros. (http://emmanuelhourdequin.free.fr/spip.php?article71).

      Je pouvais alors bénéficier d'une subvention de 200 euros par Nantes Métropole. J’aurais eu 300 euros si l’Académie de Nantes avait signé un "plan de mobilité" avec Nantes Métropole. J'ai donc demandé de mettre mon dossier en attente et demandé au Rectorat de signer le plan. Il a fini par le faire le 01/02/2014. J'ai donc pu bénéficier de 300 euros et en faire bénéficier l’ensemble du personnel de l'Académie de Nantes (enseignants comme non enseignants). Je remercie Monsieur le Recteur William MAROIS ainsi que Mesdames Béatrice RENAUD et Élodie ROBERT de Nantes Métropole.

      Il faut aider fiscalement les gens qui vont au travail en vélo (frais réels comme on le fait avec les automobilistes). Pour cela, il faudrait moins subventionner les pollueurs et redonner cet argent à ceux qui ne polluent pas avec un vélo, ou moins avec un vélo électrique, un scooter électrique, une voiture électrique. Il faudrait aussi que l’État subventionne l’achat des vélos électrique en plus des subventions des collectivités locales. Il faudrait que les Académies aident les employés, les professeurs et les élèves à l’achat de scooters et de vélos électriques. Il faudrait que l’État aide les lycées à installer des panneaux solaires pour alimenter gratuitement les véhicules électriques (et les ordinateurs) de tous les usagers du lycée ou du collège (et éviter le recours massif à l’électricité nucléaire polluante). Le tabac, l’alcool et la pollution de l’air sont les trois premières causes de mortalité dans notre pays. On ne peut lutter efficacement contre l'une de ces causes que si on lutte aussi contre les deux autres.

      Il faut une indemnité kilométrique vélo (IKV) digne de ce nom, ouverte aux fonctionnaires comme au salariés du privé (25 centimes par kilomètres, non imposable, non limité). Ségolène Royal a saboté cette mesure très attendue en la rendant facultative, en la réservant aux employés du privé, en la limitant à 200 euros par an et en la rendant imposable. C'est très dommage car on attendait cette IKV depuis fort longtemps (elle fonctionne très bien et depuis longtemps aux Pays-Bas et en Belgique). L’actuelle ministre est contre l’« écologie punitive ». Or ce n'est pas une punition que de taxer les pollueurs et de redonner cet argent à ceux qui ne polluent pas. Au contraire, ce n'est que justice. Cela améliore la santé publique, protège les gens des ravages de la pollution, favorise la lutte contre le réchauffement climatique et la transition énergétique vers un mode de développement plus soutenable. 7 milliards de manque à gagner avec le diesel et 4 milliards avec l'écotaxe poids-lourds, cela ferait déjà 11 milliards par an (soit 11x4 = 44 milliards si on l’avait fait en 2012, au moment où le CIRC classait les gaz d’échappement cancérogènes certains) pour aider les courageux cyclistes qui vont au travail en vélo pour lesquels on manque singulièrement de respect (on préfère les gens en costard-cravatte avec des grosses bagnoles, ça en impose plus).

Merci de votre participation

Du 13 septembre 2016 au 31 mars 2017, vous étiez nombreux à partager vos idées et découvertes sur la transition énergétique. Pendant les 200 jours du débat, plus de 760 contributions individuelles et enrichissements ont été rédigés par les citoyens.

Retrouvez ici l'intégralité des contributions citoyennes du Grand débat sur la Transition Energétique.