"Blue economy" : s'inspirer de la nature pour valoriser les déchets

Par Berenger Le Tellier, le 04 octobre 2016

"Imaginez un monde sans déchets ! Ce n'est pas encore le nôtre, mais ce monde est possible. Tant que nous penserons qu'abolir les déchets est une menace pour la productivité ou les emplois, le monde vivra avec ses déchets et tous les problèmes qui en découlent. Prenons l'exemple de la nature, elle ne produit pas de déchets, elle les améliore. Alors imaginons l'économie de demain, calquée sur l'exemple de la nature; c'est le pari de la "Blue Economy" de Gunter Pauli. Abolissons les déchets, mais de façon rentable: ne les enterrons plus, dans la terre ou dans la mer, mais dans la connaissance. Déchet + connaissance = richesse." (Idriss ABERKANE, 01/02/2016, http://www.huffingtonpost.fr/idriss-j-aberkane/)

Plus d'infos :
* Conférence (en français) donnée par Idriss ABERKANE, (professeur à Centrale-Supélec, chercheur à Polytechnique) le 21/05/2016 à Bordeaux : https://www.youtube.com/watch?v=D-sB8x-Dg5c

* Livre (en anglais) de Pauli, G. A. (2010). The blue economy: 10 years, 100 innovations, 100 million jobs. Paradigm Publications.

* Site internet (en anglais) consacré à la "blue enconomy" : http://www.theblueeconomy.org/

Partager sur les réseaux
  • Emmanuel HOURDEQUIN
    Le 09/10/2016 à 16:31

    Excellente contribution !
    Effectivement, dans la nature, il n'y a pas de déchet, il n'y a que des nutriments. Tout est cyclique, tout est recyclé. C'est la base de la durabilité.
    Nous les hommes, nous ne savons que prendre, fabriquer, casser et jeter.
    Cela génère la pollution et la pollution se retourne contre nous pour nous détruire.
    On fait un trou d'un côté qui s'agrandit sans-cesse et devient de plus en plus profond et un tas d'ordures de l'autre, qui s'agrandit sans cesse et devient une montagne.
    Celle-ci finira inexorablement par s'écrouler sur nous en nous enterrant dans notre trou. C'est tout le contraire de la durabilité.
    Nous n'avons donc pas le choix : pour durer, il faut imiter la nature. C'est le principe de l'économie circulaire et du circuit court.
    Selon la fondation Mc Arthur “L’économie circulaire est un terme générique pour une économie industrielle qui est à dessein réparateur et dans laquelle les flux de matériaux sont de deux sortes : les matériaux biologiques, susceptibles de réintégrer la biosphère, et les matériaux techniques, destinés à être revalorisés sans entrer dans la biosphère.” Elle nécessite :
    - Une agriculture biologique au coeur d’une économie circulaire ;
    - De consommer local par une production locale ;
    - De développer les circuits courts par une distribution en vente directe ;
    - La réutilisation des déchets, une étape clé qui permet de refermer la boucle.
    On peut distinguer deux principaux types de déchets à recycler :
    - Les déchets de matériaux (bouteilles, cartons, papiers, emballages, …) sont triés et expédiés par les collectivités dans des usines de valorisation qui recyclent les matériaux en emballages.
    - Les déchets organiques (restes d’assiettes, déchets issus de la préparation, excréments) qui sont biodégradables. Grâce à des systèmes de compost, de récupération d’eau et des broyeurs, ils sont transformés en fertilisants naturels qui seront utilisés dans les jardins partagés, les espaces verts et les exploitations agricoles. On peut aussi faire du biogaz avec pour la valorisation énergétique.

    Pour que cela fonctionne, il faut réduire au maximum, voir arrêter la production et l'utilisation de tous les poisons (pesticides, herbicides, fongicides organochlorés, PCB, dioxine, perturbateurs endocriniens, métaux lourds, boues rouges, déchets radioactifs, etc.) qui finiront forcément un jour, à plus ou moins long terme, par tout contaminer : eau, air, terre (car selon la loi de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme).

    - https://www.ellenmacarthurfoundation.org/fr/economie-circulaire/concept

    - http://e-rse.net/agriculture-economie-circulaire-circuits-courts-ekovores-9761/

    Lire tout le message
    • Alice gazeau
      Le 14/03/2017 à 20:18

      Oui cette dynamique est la bonne c'est sure.

Merci de votre participation

Du 13 septembre 2016 au 31 mars 2017, vous étiez nombreux à partager vos idées et découvertes sur la transition énergétique. Pendant les 200 jours du débat, plus de 760 contributions individuelles et enrichissements ont été rédigés par les citoyens.

Retrouvez ici l'intégralité des contributions citoyennes du Grand débat sur la Transition Energétique.