13 mai : Première Rencontre des Communautés du Blablawatt

Echanges et partages d'expériences autour du débat du "Faire"

Pendant près de 5 mois, les 500 citoyens embarqués dans les communautés se sont engagés concrètement et activement dans la transition énergétique.
Et ont ainsi relevé le défi souhaité par Johanna Rolland, Maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole, "nous avons décidé de faire un débat qui ne soit pas seulement un débat d'opinions, d'expertises, de points de vue, nous avons souhaité surtout un débat de l'action, de l'expérimentation, du concret". Un débat audacieux puisque "cela aussi n'avait jamais été fait" ici comme ailleurs.

13 mai - communautés

Le succès du débat du FAIRE

Le 13 mai, la Commission du débat a souhaité organiser une rencontre avec l'ensemble des communautés, autour de leurs actions et leurs engagements, afin de partager leurs retours d'expériences, essentiels pour nourrir son rapport final.

Lors de cette matinée conviviale de clôture du débat du Faire, chaque communauté était représenté par un de ses membres.
Objectif, évoquer les actions produites pendant le grand débat mais surtout partager ensemble une vision plus large de leur participation : comment les communautés du grand débat ont bougé les lignes de la transition énergétique sur le territoire ?

LES ARPENTEURS représentés par Christophe 

"Depuis longtemps, une dizaines d'années, on a un groupe de participants aux expéditions urbaines qui est constitué et qui nous suit. On s'aperçoit au fil des années que les thématiques qu'on propose font adhésion. Les gens sont complétement moteur et attendent l'année suivante pour savoir ce qui va se passer. L'insertion de la transition énergétique dans ce processus a très bien fonctionné." 
"Souvent nos arpenteurs nous disent qu'ils font leur expérience en solitaire, se promenant seul, allant visiter tel bâtiment. Là, avec le principe de communauté on s'aperçoit qu'on est vraiment le lieu d'une parole qui se libère, avec des discussions entre les gens, de partage de connaissances." 

communautés 1 13 mai

LES EVALUATEURS représentés par Jules 

"Etre en communauté, déjà ça compte énormément car on ne se retrouve pas tout seul à évaluer un projet, sachant que moi par exemple je n'ai jamais fait d'évaluation de projet. Donc il y a toute la diversité du groupe qui existe, et le fait qu'on ait différentes compétences et appétences, ça a permis une émulation. On a commencé au tout début à 7 et on a fini à 4 et je pense vraiment que cette diversité est un point important pour l'évaluation de projet."
Jules a travaillé sur le projet d'optimisation de l'éclairage public.
"On a eu tendance à vouloir enrichir la réflexion plutôt d'un point de vue citoyen, en proposant des petites améliorations. Après se pose toujours la question de savoir ce qui va être fait ? Quel retour on va avoir ? Quel suivi ? On n'a pas construit le projet car il existait déjà avant nous. On a donc plus eu un droit de regard, un droit d'expression sur le projet. mais il reste à savoir comment ces préconisations vont être prises en compte, et quel suivi on va en faire ? On a besoin de savoir si tel élément a été pris en compte, s'il a été intégré pour un prochain projet d'éclairage public, etc."

LES PRECURSEURS représentés par Alexandra 

Alexandra a suivi le défi Zéro déchet l'an dernier et s'est inscrite au Défi Famille à Energie Positive, cette année. Pour elle, c'est une question de "bon sens ! Il y a d'abord une sensibilité familiale écologique ou de bon sens car c'est vraiment le maître mot je trouve". 
"Il y a toujours un forme d'effort mais jamais dans les extrêmes, c'est-à-dire que si l'on y arrive pas c'est comme ça !" "Effectivement vous faîtes le défi de façon individuelle, mais il a un moment où il faut élargir car les industriels participent aussi à cela, notamment sur la facture d'énergie où il y a une partie taxe, avec aussi tout un tas de parties que l'on ne maîtrise pas et où on ne peut pas agir nous en tant que particuliers. Il faut donc effectivement que cela soit communautaire."

13 mai - défricheurs

LES DEFRICHEURS représentés par Miranda et Emilie 

Pour les défricheurs, c'est évident, "on espère que cela va continuer bien sûr. Il y a 2 aspects pour les Défricheurs. D'un côté le fait de participer à un projet collectif global, celui des défricheurs. De l'autre les équipes dans la communauté, qui portent des projets très différents".
"On pense que ça serait excellent que la grande communauté des défricheurs continue, car c'est vraiment ces 3 temps forts que l'on a eu pendant ces quelques mois qui nous ont stimulés, qui nous ont donné cette sensation d'appartenir à une communauté. C'est là aussi où l'on a senti cette sensation de loyauté envers les autres. L'aspect positif, c'est le fait d'être tiré vers le haut par cette communauté. On espère vraiment que ça va continuer".
Pour continuer, "une des premières choses qui a été identifiée, c'est d'avoir des espaces mis à disposition pour qu'on puisse continuer à se regrouper. Nous sommes des collectifs citoyens, pas des associations, nous n'avons donc pas de statuts. Nous avons besoin d'espaces pour nous rencontrer et continuer de faire fonctionner ces collectifs citoyens, car ces acquis nous stimulent. On voit ce que font les autres, on peut échanger sur nos pratiques. C'est assez merveilleux. Quand on a lancé des petites choses, il y a eu des gens qui sont venu vers nous avec plein d'idées, "moi je peux faire ça pour toi, je peux faire ça dans ton quartier". Il faut qu'on continue de créer des temps forts où cette communauté déjà créée sera présente, mais avec d'autres citoyens qui n'étaient pas dans le grand débat jusque là mais qui ont vu ce que l'on a initié et qui ont envie de nous rejoindre."

ASTUCIEUX 13 mai

LES ASTUCIEUX représentés par Marie et Noël

"Lors des différentes soirées où on se retrouvait pour ce projet, nous avons vraiment ressenti un esprit de groupe entre de nombreuses personnes issues d'horizons différents mais aussi d'âges différents. Outre le partage d'échange, c'étaient des échanges très riches aussi. Au fur et à mesure des rencontres et des ateliers, on a créé des affinités, des liens entres chaque membre de la communauté, donc évidemment c'était de plus en plus convivial. Cela a vraiment donné une force au groupe, et vraiment une dynamique au collectif, une dynamique citoyenne aussi."

"Au départ, la vraie question c'était la précarité énergétique. En en parlant comme ça c'est vrai que pour moi la précarité c'était un peu péjoratif. Précarité ça veut dire pauvre, donc on s'est dit si on en remet une couche avec précarité énergétique, les gens vont peut-être pas se sentir vraiment concernés. On a cherché longtemps un mot qui pouvait avoir le même sens pour tout le monde, qu'on ait de l'argent ou non, et qu'on puisse avoir des problèmes sur l'énergie. Maîtriser son énergie nous semblait le compromis parfait. En plus c'est impératif de maîtriser son énergie donc ça donne vraiment envie d'agir, de pousser à l'action. Tout se joue dans le titre, pour ouvrir le guide !"

ACTIVATEURS 13 mai

LES ACTIVATEURS représentés par Gaëlle

"En fait, la première chose, c'est qu'une idée, ça ne se construit pas tout seul. On se nourrit des autres dès le départ, de lectures, de nos expériences, de tout ce qu'on a vécu et et ce qu'ont vécu les gens autour de nous. Une idée, c'est un collectif en soit ! Ma première motivation à poster ce projet sur le site du grand débat c'était justement de retrouver le collectif. Je suis allée chercher le collectif, et je l'ai trouvé !"

"Dans la communuté des activateurs, on s'est nourri les uns des autres. Ce qui était vraiment chouette de mon point de vue, c'est que cohabitaient dans cette communauté des personnes qui avaient un projet à 30 000 euros avec déjà 1000 adhérents, et des personnes comme moi qui demandaient 3000 euros sans adhérent au départ. Je pense que ce n'est pas évident pour une collectivité locale de mettre en place ce type de financement participatif. Cela m'a donné une idée de justice et de démocratie réelle puisqu'une personne comme moi, qui n'avait pas de capital financier à investir, pouvait finalement proposer aux citoyens de financer un projet. Et parfois, en tant que citoyen, on a l'impression que des dépenses sont faîtes sans nous demander notre avis...Là, on a interrogé les citoyens pour savoir combien ils sont prêts à mettre les uns les autres dans un projet local".

Gaëlle a financé avec succès son projet B2J (Brevet du Jeune Jardinier).

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